"...et la nécessité de symboliser au c½ur de Paris l'alliance intime de la misère et de la splendeur qui caractérise la reine des capitales."
Intro by Balzac, la Cousine Bette page 78 ed. Folio. Franchement Balzac il a tout compris <3
Aujourd'hui j'ai dormi, dormi et dormi.
J'ai aussi assisté au préparatifs de Karen qui a une surboum festoyade chez une pote ce soir, avec permission de minuit alors qu'il y a école demain, et forcément ça a mis l'enfant dans tous ses états.
Quand on a atteint le H-6h, les nerfs de la douce morveuse ont lâché, il faut dire que notre mère abusait grave tellement la super robe de soirée de la gamine n'était TOUJOURS PAS repassée, sans compter qu'elle lui a acheté les ballerines en cuir alors qu'elle voulait celle en plastique pour avoir les même que sa copine lambda; bref un état qui se comprend .
Karen qui avait besoin d'exprimer son excitation s'est donc pointée devant moi, un air menaçant sur le visage et s'est mise à proférer de sombres accusations du genre je fous mes affaires partout alors que c'est SA chambre et en plus j'emmerde tout le monde et je me la pète parce que je suis à Louis-le-Grand et yen a marre.
Bon pour être un peu honnête il faut contextualiser un peu plus précisément: Karen venait de se disputer avec maman et j'ai eu le malheur de conseiller à Karen de se taire, tellement maman était déjà cool de l'emmener à sa teuf elle et ses potesses, et qu'en plus je lisais Balzac et que ça requérait un minimum de silence.
Bref la pré-ado le prend grave mal et m'extirpe du lit dans lequel je m'étais nichée pour lire tranquillement.
Ce à quoi je réagis par une légère moquerie quant à son statut de collégienne en furie que la perspective d'une fontaine en chocolat rendait hystérique.
Et là j'ai eu le droit à une série d'insultes collector, ces insultes qui font que j'aime Karen profondément et que je ne l'échangerait pour rien au monde. Karen elle sait me faire rire, malgré elle certes, mais quand même.
Je vous offre un petit échantillon :
"Laura elle est tellement dérangée dans sa tête qu'elle a besoin de boules quies! Oui Laura, je te rends ta monnaie moi!" (ndlr: je crois que c'est une adaptation du rendre la monnaie de sa pièce)
"T'as pas qu'un petit poireau dans ta tête hein..." (??!)
"Quand t'iras t'acheter un cerveau prends-en deux, ça fera disque-dur externe!"
Anyway =3
Pour clore cet article je vous invite à méditer sur cette phrase-du-jour aperçue sur facebook : "Si tu vis jusqu'a cent ans, je veux vivre cent ans moins un jour, pour ne pas avoir a vivre sans toi..." (oui fb a clairement repris le concept msnien de la phrase à potentiel hautement philosophique)
Ma question c'est WAS IST DER PUNKT?!
De toute évidence l'individu A veut vivre avec l'individu B jusqu'à ce qu'individu B meure, mais individu A ne veut pas vivre sans individu B. Supposons qu'individu B vive 100 ans, il faudrait alors qu'individu A vive jusqu'aux 100 ans d'individu B, ce qui ne coïncide pas forcément avec les 100 ans d'individu A à moins qu'ils ne soient nés le même jour.
Supposons qu'individus B et A soient nés le même jour, alors il suffit à individu A de vivre 100 ans et de mourir au bout de ces 100 ans, en même temps que l'individu B. Qu'est-ce que le "moins un jour " vient foutre là? s'ils meurent en même temps il ne vivra pas sans l'individu B.
Bref je suis totalement perplexe.
Ça m'intrigue grave. (MEGA WINK TO ANAÏS)